En 2025, les envies d’ailleurs se heurtent plus que jamais aux prix des billets, aux contraintes climatiques et à la responsabilité environnementale. Selon une enquête de l’Alliance France Tourisme menée avec Ipsos, 68 % des vacanciers prévoient de rester en France, 26 % de partir en Europe et 13 % hors Europe. Derrière ces chiffres se cachent des arbitrages très concrets entre budget, accessibilité, durée du séjour et envie de déconnexion.
Les jeunes adultes, eux, affichent une appétence plus marquée pour l’international, avec 34 % des 18–34 ans qui visent un séjour en Europe selon le même baromètre. Dans le même temps, près de 40 % des Français ne partent pas du tout en vacances au cours de l’année, faute de moyens ou pour des raisons sociales et logistiques, rappelle l’Observatoire des inégalités. On est donc loin d’un pays qui partirait unanimement au soleil.
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Parler de « choix de destination » suppose déjà que l’on ait les moyens de partir : quatre Français sur dix restent chez eux toute l’année.
Où partent les Français en 2025 ?
Les enquêtes AFT / Ipsos dressent un portrait nuancé des intentions de départ pour l’été 2025. D’un côté, 77 % des Français déclarent vouloir partir au moins une semaine, ce qui montre que la demande de vacances reste très forte malgré l’inflation. De l’autre, le périmètre choisi reste majoritairement national : près de sept vacanciers sur dix annoncent qu’ils resteront sur le territoire.
Ce tropisme pour la France s’explique par plusieurs facteurs classiques. Le premier est budgétaire : les coûts de transport et d’hébergement à l’étranger ont fortement augmenté depuis le Covid, alors que les revenus n’ont pas suivi au même rythme. Le second est logistique : voyager en France permet de réduire le temps de trajet, les formalités et les risques de mauvaises surprises. Enfin, un argument écologique se fait peu à peu entendre, même s’il reste minoritaire dans les décisions.
À l’inverse, les 26 % qui choisissent l’Europe et les 13 % qui optent pour un grand voyage hors Europe concentrent davantage les catégories les plus jeunes, les plus diplômées et les plus urbaines. Pour ces publics, la frontière Schengen ou la longue distance font partie du « répertoire normal » des vacances, surtout lorsqu’ils ont déjà voyagé jeunes avec leurs parents.
Rester en France : arbitrages entre budget, confort et climat
Choisir de rester en France n’est pas forcément synonyme de repli. Pour de nombreux foyers, c’est la manière de conserver un niveau de confort tout en contrôlant le budget global du séjour. L’Insee rappelle qu’en 2022, 82 % des personnes de 15 ans ou plus ont passé au moins une nuit hors de leur domicile pour motif personnel, avec des taux de départ particulièrement élevés chez les 15–34 ans et les 35–49 ans. Une partie importante de ces séjours se déroule sur le territoire national.
Les avantages perçus sont multiples :
- maîtrise du coût total, notamment grâce à l’usage de la voiture et de la location saisonnière ;
- suppression des barrières de langue et de la plupart des formalités administratives ;
- possibilité de partir en dernière minute selon la météo ou les opportunités ;
- accès à une offre très vaste, de la montagne aux littoraux en passant par les campagnes.
À cela s’ajoute un contexte où la France, première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de visiteurs internationaux en 2024, dispose d’infrastructures très denses, y compris en dehors des grands axes. Pour les ménages, cette « puissance touristique » se traduit par une grande variété de destinations de proximité : l’idée n’est plus seulement de « rester chez soi », mais de redécouvrir des régions françaises comme s’il s’agissait d’un voyage à part entière.
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Rester en France peut être un choix d’optimisation plutôt qu’un renoncement, surtout pour les familles ou les budgets serrés.
Europe ou grand voyage : la tentation de l’ailleurs, portée par les jeunes
L’Europe attire 26 % des futurs vacanciers, et ce taux monte à 34 % chez les 18–34 ans. L’argument principal reste la recherche de dépaysement accessible : climat différent, culture proche mais pas identique, prix parfois plus compétitifs que sur certaines destinations françaises très touristiques. Les séjours en Europe permettent aussi de jouer sur la durée, avec des city breaks de quelques jours ou des road trips de deux semaines.
Le grand voyage hors Europe, choisi par 13 % des vacanciers, répond à une autre logique. Il s’agit souvent d’un projet plus rare, construit plusieurs mois à l’avance, avec un investissement financier conséquent et une forte charge symbolique : voyage de noces, tour du monde, visite à de la famille expatriée. Les hausses tarifaires des vols long-courriers n’ont pas fait disparaître cette envie, mais elles tendent à la concentrer sur les ménages les plus aisés.
Ce mouvement coexiste avec des signaux contradictoires. D’un côté, les compagnies low cost et les plateformes de location facilitent toujours l’accès aux destinations soleil. De l’autre, la prise de conscience climatique rend le grand voyage moins banal, en particulier chez les jeunes diplômés qui arbitrent de plus en plus entre fréquence et intensité des déplacements. Certains choisissent de partir plus loin, mais moins souvent, et de compenser par des séjours de proximité le reste du temps.
Préparer ses vacances à l’ère des démarches en ligne
Quelle que soit la destination, partir en 2025 signifie jongler avec dossiers numériques, applications et plateformes. E-visas, formulaires d’entrée, réservations de billets, assurances, preuves de ressources ou de logement, tout passe désormais par des portails où il faut téléverser des documents. Certaines plateformes imposent une taille maximale pour les scans de passeport et les photos d’identité, d’où l’intérêt de compresser jpg les fichiers avant de les envoyer, sous peine de voir son dossier bloqué pour une simple question de poids.
Pour les locations saisonnières ou les voyages en famille, il devient utile de regrouper contrats, certificats médicaux, cartes d’embarquement et confirmations de réservation dans un même dossier partagé, accessible hors ligne. Avant de les déposer sur un drive ou de les charger dans une application d’agence de voyages, beaucoup de voyageurs prennent soin de compresser jpg ces documents scannés, afin de ne pas saturer la mémoire de leur téléphone et d’accélérer les temps de chargement en zone de réseau faible.
Les moins à l’aise avec ces manipulations peuvent s’appuyer sur des outils simples, qui permettent en quelques clics de recadrer une photo, d’ajuster sa résolution et de compresser jpg une série de pièces jointes, par exemple via un service en ligne comme Adobe Express. Ce type d’outil ne change évidemment pas le choix de destination, mais il évite les frictions de dernière minute, celles où l’on se rend compte à l’aéroport que le code QR d’un document ne s’affiche pas correctement ou qu’un formulaire n’a jamais été validé faute de pièce jointe au bon format.
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La sophistication croissante des formalités pousse à préparer les vacances comme un mini projet numérique, surtout pour les destinations hors Europe.
Comment arbitrer concrètement entre France, Europe et grand voyage ?
Pour la plupart des ménages, la décision ne se résume pas à une envie abstraite de plage ou de nature. On peut la décomposer en quelques variables clés, qui se combinent différemment selon les profils :
- budget disponible, y compris les dépenses sur place ;
- temps de transport que l’on accepte, surtout avec enfants ;
- impact écologique perçu, plus ou moins déterminant selon les valeurs ;
- tolérance au risque (annulations, météo, contexte géopolitique) ;
- besoin de dépaysement culturel ou, au contraire, de repères familiers.
Un couple urbain sans enfants, avec un budget concentré sur un seul grand voyage, n’arbitrera pas comme une famille monoparentale cherchant surtout à faire plaisir aux enfants sans exploser son compte bancaire. Les études Atout France montrent d’ailleurs que le taux de départ a tendance à baisser légèrement, passant de 65 % de Français partis en vacances ou séjours courts l’été 2023 à 62 % de prévisions de départ pour 2025, en grande partie à cause de la hausse des coûts.
Une manière simple de décider consiste à raisonner en « cycles » de vacances : une année très France, une année Europe, puis un grand voyage tous les trois ou quatre ans. Ce type de compromis permet de concilier envie d’ailleurs, contraintes environnementales et réalités budgétaires, tout en gardant un horizon de projet motivant pour le foyer.
En résumé : des vacances plus choisies que jamais
Les chiffres AFT / Ipsos suggèrent que 2025 sera une année de recentrage relatif sur la France, sans pour autant que l’international disparaisse des radars, en particulier chez les jeunes. La France reste un terrain de jeu immense, capable d’accueillir à la fois un tourisme domestique de masse et plus de 100 millions de visiteurs étrangers, mais les arbitrages individuels deviennent de plus en plus fins.
Pour les professionnels du tourisme comme pour les territoires, l’enjeu est double. D’une part, maintenir une offre accessible pour les ménages qui ne peuvent ou ne veulent pas partir loin. D’autre part, accompagner les nouvelles attentes de mobilité, de flexibilité et de responsabilité qui traversent toutes les générations, mais s’expriment avec plus de force chez les 18–34 ans. Ce sont ces arbitrages, plus que les seules statistiques de départ, qui dessineront le paysage touristique français de la décennie à venir.
FAQ
Pourquoi autant de Français restent-ils en France pour leurs vacances en 2025 ?
La combinaison du budget, de la facilité logistique et d’une offre touristique très dense explique ce choix. Les séjours en France permettent de limiter les coûts de transport et de réduire les formalités, tout en offrant un niveau de confort élevé.
Les jeunes partent-ils vraiment plus à l’étranger que leurs aînés ?
Oui, les enquêtes Ipsos montrent que les 18–34 ans déclarent davantage de projets de séjours en Europe ou hors Europe que la moyenne. Le voyage international est pour eux un marqueur d’autonomie et d’ouverture plus fort que pour les générations précédentes.
Les préoccupations écologiques changent-elles déjà les destinations choisies ?
Elles jouent un rôle croissant, surtout chez les urbains diplômés, mais restent rarement le seul critère. Beaucoup de voyageurs arbitrent en combinant des séjours lointains plus rares et des vacances de proximité plus fréquentes.
Comment anticiper le budget de vacances à l’étranger en 2025 ?
Il faut intégrer le coût des transports, des hébergements et des activités, mais aussi les assurances, les frais bancaires et les éventuels visas. Simuler plusieurs scénarios France, Europe et hors Europe permet de visualiser l’effort réel demandé à chaque option.
Les démarches en ligne rendent-elles le voyage plus compliqué ?
Elles ajoutent une couche technique, mais elles accélèrent aussi les contrôles. En préparant à l’avance ses documents numériques, en vérifiant les formats exigés et en centralisant les justificatifs, on réduit nettement le risque de blocage administratif.











